Visite de Catherine Chabaud à la Station Biologique de Roscoff
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L’océan au cœur des enjeux souverains : Catherine Chabaud, Ministre déléguée chargée de la mer et de la pêche, en visite à la Station biologique de Roscoff

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La Station biologique de Roscoff (SBR – CNRS/Sorbonne Université), bastion historique de la recherche marine française, a accueilli le 23 janvier dernier Catherine Chabaud, ministre déléguée chargée de la Mer et de la pêche. Plus qu’un simple déplacement protocolaire, cette visite a offert un aperçu de la manière dont la science du vivant peut irriguer les décisions publiques et, à l’inverse, de la dépendance des politiques maritimes à une connaissance fine et actualisée des écosystèmes.

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Accueillie sur place par Line LeGall, directrice de la Station, Catherine Leblanc (1), Laure Guillou (2) , et Éric Thiébault (3), la ministre a pu mesurer l’ampleur des activités menées sur le site. Les responsables des structures ont chacune et chacun présenté leurs axes de recherche et répondu aux questions de Catherine Chabaud, soulignant la diversité des approches scientifiques réunies à Roscoff.

La recherche comme socle des décisions publiques

Au cœur de ce rendez-vous : la conviction que la gestion durable des ressources ne peut se contenter de considérations économiques ou administratives. Elle nécessite, au contraire, une compréhension profonde, précise et détaillée des mécanismes biologiques et écologiques qui régissent les océans. C’est cette logique que la Station biologique de Roscoff incarne depuis 1872. Avec ses quelque deux cents scientifiques, l’établissement fait figure de sentinelle scientifique, attentive aux mutations du vivant et à leurs conséquences.

Le CNRS, représenté par Cécile Bousquet-Antonelli, directrice adjointe scientifique à CNRS Biologie, lors de cette visite, incarne la place désormais centrale de la recherche fondamentale dans les arènes décisionnelles. L’État ne peut piloter la mer qu’en s’appuyant sur une science rigoureuse, capable d’éclairer les enjeux à long terme.

Roscoff, laboratoire de l’économie bleue

Au-delà de la recherche fondamentale, la Station biologique de Roscoff se distingue aussi par sa capacité à transformer la recherche en innovation. En biologie, écologie, génomique marine, la science se fait moteur de l’économie bleue. La station accompagne ainsi des start-ups au sein de son laboratoire de maturation, et valorise des bioressources qui peuvent trouver des applications dans l’industrie, la santé ou l’agroalimentaire.
La Station biologique de Roscoff porte ainsi un triple enjeu pour le CNRS : produire une recherche fondamentale de haut niveau, accompagner la restauration des milieux marins et stimuler l’innovation, notamment dans le cadre de l’économie bleue.

Cette dynamique illustre une idée simple : compréhension et préservation des écosystèmes et développement économique ne s’opposent pas, ils se nourrissent l’un l’autre. Pour le CNRS, c’est un pari stratégique. En renforçant les passerelles entre recherche fondamentale, innovation et politique publique, il contribue à ce que les politiques maritimes de demain ne soient pas seulement réactives, mais anticipatrices, fondées sur une connaissance renouvelée et partagée de l’océan.

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  1. Directrice du Laboratoire de biologie intégrative des modèles marins (LBI2M - CNRS/Sorbonne Université)
  2. Directrice du laboratoire Adaptation et diversité en milieu marin (AD2M - CNRS/Sorbonne Université)
  3. Directeur de l’OSU Stations marines (STAMAR - CNRS/Sorbonne Université)
  4. Formations sous-marines d’algues brunes géantes (laminaires) se développant sur les côtes rocheuses. Elles constituent des habitats riches et structurants, jouant un rôle majeur dans la biodiversité, la protection du littoral et la séquestration du carbone.
Publié le 26 janvier 2026