Créé(e) 18/11/2021 Mis à jour 11/01/2022
08 jan
2021

En quelques dizaines d’années, les macroalgues sont devenues des modèles de recherche phares en biologie marine. La Station biologique de Roscoff en Bretagne en est spécialiste. Le savoir-faire de ses scientifiques est reconnu dans le monde entier et sollicité dans une multitude de projets allant de la biologie fondamentale aux applications industrielles.

es macroalgues sont des organismes pluricellulaires macroscopiques, autrement dit composés de plusieurs cellules et visibles à l’œil nu. Il en existe des brunes, des rouges, des vertes, des petites, des grandes, des géantes. « On en dénombre plus de 700 espèces, juste dans la Grève de Roscoff », précise Mirjam Czizek, biochimiste au Laboratoire de biologie intégrative des modèles marins (LBI2M) sous la tutelle du CNRS et de Sorbonne Université. Plutôt pratiques, ces échantillons de recherche à portée de main ! Si les macroalgues fascinent, c’est tout autant pour les connaissances fondamentales qu’elles apportent en biologie marine que pour les multiples applications qu’elles promettent. Naturellement impliquées dans la séquestration du carbone et le recyclage de la biomasse marine, elles se trouvent utiles à la plupart des grands défis du XXIe siècle reconnus par l’Organisation des nations unies (ONU) : la gestion des ressources aquatiques et l’adaptation au changement climatique, mais aussi la production d’énergie propre, le renouveau industriel, la sécurité alimentaire, la santé et le bien-être.