Créé(e) 13/11/2020
13 nov
2020

Surnommées « algues bleues », les cyanobactéries peuvent en réalité adopter des couleurs allant du vert à l’orange en passant par le rose, en fonction du pigment photosynthétique qui domine dans les cellules d’une espèce donnée. Les cyanobactéries ne capturent donc pas toutes la lumière de la même manière : Prochlorococcus, par exemple, la cyanobactérie la plus abondante de l’océan, absorbe préférentiellement les longueurs d’ondes violettes et bleues alors que sa cousine Synechococcus peut capturer le bleu, le vert ou bien les deux, selon son type pigmentaire. Comment expliquer cette grande diversité des pigments de cyanobactéries ? Une équipe de recherche internationale impliquant des scientifiques de la Station biologique de Roscoff (CNRS/Sorbonne Université) vient de démontrer la pertinence d’une piste déjà suspectée par le passé : les vibrations des molécules d’eau.

Bibliographie

Vibrational modes of water predict spectral niches for photosynthesis in lakes and oceans. Holtrop T, Huisman J, Stomp M, Biersteker L, Aerts J, Grébert T, Partensky F, Garczarek L & Van der Woerd HJ. Nature Ecology and Evolution, le 9 novembre 2020. DOI:10.1038/s41559-020-01330-x

ContactS

Laurence Garczarek
Chercheuse CNRS
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laurence.garczarek@sb-roscoff.fr

Frédéric Partensky
Chercheur CNRS
+33 2 98 78 32 75
frederic.partensky@sb-roscoff.fr

François Maginiot
Attaché de presse CNRS
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