ToSeaweedCarbon
Les algues sont remarquablement efficaces pour capter le carbone. Mais il ne s’agit là que d’une partie de l’histoire.
Quelle quantité de ce carbone reste effectivement capturée ?
ToSeaweedCarbon étudie ce qu’il advient du carbone après son incorporation dans la biomasse des algues. Dans les forêts de laminaires tempérées françaises, nous mesurerons deux processus majeurs de perte de carbone, la respiration et la perte de biomasse, et déterminerons comment ils varient au cours du temps, des cycles jour-nuit jusqu’aux dynamiques saisonnières.
Les données expérimentales seront ensuite combinées à d’autres voies de perte de carbone afin de construire un modèle mathématique prédictif des émissions de carbone des algues. Plutôt que de considérer uniquement la quantité de carbone captée par les algues, cette approche pose une question plus fondamentale :
Quelle quantité de carbone les algues conservent-elles réellement ?
Le projet s’inscrit dans le cadre d’une thèse de doctorat plus vaste couvrant des environnements tropicaux, tempérés et polaires. En intégrant des données provenant du Brésil, de la France et de l’Antarctique, nous souhaitons progresser vers un cadre global permettant de prédire les émissions de carbone des algues dans ces différents environnements.
À terme, ToSeaweedCarbon vise à améliorer notre compréhension du bilan carbone des écosystèmes algaux et à fournir une base scientifique plus solide pour évaluer leur potentiel en tant que solutions fondées sur la nature pour l’atténuation du changement climatique.
Le projet comporte également une dimension appliquée et contribue à renforcer la préparation du secteur industriel. Une meilleure quantification des stocks de carbone et des pertes de carbone est essentielle pour déterminer si, et dans quelles conditions, les algues pourraient contribuer aux systèmes de comptabilisation du carbone bleu et aux mécanismes de crédits carbone.
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