Créé(e) 16/01/2015 Mis à jour 02/03/2017

La phosphorylation des protéines est l’un des mécanismes post-traductionnels développés par les cellules pour réguler finement les voies métaboliques. Les protéines kinases impliquées dans ces phosphorylations sont responsables de nombreuses maladies humaines. C’est la raison pour laquelle les études sur la phosphorylation des protéines et le développement des méthodes de criblages pour identifier des inhibiteurs sélectifs des protéines kinases se sont considérablement multipliées ces dernières années.

Partant des travaux menés sur les premiers stades de divisions cellulaires d’embryons d’oursins et d’ovocytes d'étoiles de mer, nos efforts se sont concentrés sur plusieurs familles de protéines kinases potentiellement pertinentes pour les traitements de certaines maladies humaines.

Nos recherches fondamentales détaillent le rôle de plusieurs protéines kinases impliquées dans les mécanismes de prolifération cellulaire et les fonctions neuronales ainsi que le mode d’action et de sélectivité des inhibiteurs de ces kinases.

Ces travaux ont permis l’identification, l’optimisation et la caractérisation de plusieurs familles d’inhibiteurs de protéines kinases : olomoucine, roscovitine, purvalanol, paullures, indirubnes, hymenialdisine, meridianines, meriolines. Certaines de ces composés sont en phase de test pré-cliniques pour des maladies neurodégénératives, des maladies rénales ou encore pour la malaria.

D’autres sont en phases d’essai cliniques pour leurs propriétés anti tumorales comme la roscovitine, actuellement testés contre le cancer du poumon, le cancer du nasopharynx, et le cancer du sein.