Créé(e) 01/04/2015 Mis à jour 02/04/2015

Pour pouvoir répondre à ces questions, nous développons un système modèle avec la bactérie marine hétérotrophe Zobellia galactanivorans. La plupart des Zobellia ont été isolés en association avec des macroalgues, et leur comportement varie de bactérie symbiotique à algicide. Z. galactanivorans a été isolé d'une algue rouge, Delessaria sanguinea (Barbeyron et al. 2001), pour son aptitude à dégrader la plupart des polysaccharides majeurs des macroalgues. Le projet de séquençage de son génome, que nous avons effectué ces dernières années, a confirmé sa capacité extraordinaire à dégrader de nombreux polysaccharides spécifiques des algues brunes et rouges (Hehemann et al. 2010; Rebuffet et al. 2011; Thomas et al. 2013; Labourel et al. 2014).

Nous étudions les voies cataboliques de Z. galactanivorans en utilisant des approches multidisciplinaires, tel que la microbiologie pour analyser la physiologie de la bactérie avec les polysaccharides algaux comme seule source de carbone, mais aussi la transcriptomique, comme la RT-qPCR pour l'analyse de gènes individuelles, et les puces à ADN ou le RNAseq pour des analyses à l’échelle du génome, afin d’établir des réseaux de gènes induits par chaque polysaccharide d’algue. Plus récemment, et en collaboration avec le laboratoire de Prof Mark McBride à l'Université de Wisconsin-Milwaukee (USA) nous avons réussi à transformer Z. galactanivorans. Ces premiers résultats prometteurs nous permettent de développer aussi des outils génétiques, pour l'analyse fonctionnelle in vivo des gènes impliqués dans les voies cataboliques de polysaccharides.