Doctorant(e)

Photo portrait Erwann LeGrand

Erwann Legrand est doctorant et prépare une thèse sur l'Impact de l'acidification des océans sur la diversité et le rôle fonctionnel des communautés associées aux macroalgues. Cette thèse est financée par le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche (MENRT) et la Région Bretagne 2014-2017

Responsables : Sophie Martin (CNRS) & Pascal Riéra (UPMC)

 

Thématique de recherche :

L’acidification des océans (AO) est susceptible d’avoir des répercutions sévères sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes marins. Les connaissances actuelles sont largement basées sur des expériences portant sur des espèces isolées mais ces travaux rendent difficile une extrapolation aux réponses des écosystèmes au sein desquels il existe un réseau complexe d’interactions interspécifiques.

L’objectif de cette thèse est de fournir des éléments nouveaux de compréhension de l’impact de l’AO à l’échelle communautaire en utilisant comme écosystème test les communautés de macroalgues des zones côtières rocheuses et d’appréhender leurs capacités d’acclimatation selon les conditions de variabilité physicochimique naturelle de leur milieu de vie actuel.

Des assemblages expérimentaux de macroalgues et herbivores caractéristiques des zones intertidales (cuvettes, milieu hypervariable) et subtidales (milieu plus stable) seront reconstitués en laboratoire (mésocosmes) et soumis à différentes conditions de pH.

Les changements fonctionnels au sein des communautés seront étudiés à travers des mesures physiologiques de métabolisme à l’échelle spécifique et communautaire. Les interactions trophiques privilégiées entre herbivores et macroalgues et les changements induits par une baisse du pH seront identifiés, hiérarchisés et quantifiés par analyse des isotopes stables (naturel) et marquage isotopique (enrichi). Un suivi in situ des deux milieux est envisagé en parallèle.

 

Ce travail vise à :

(1) Appréhender l'impact de l'AO sur le métabolisme des macroalgues et les flux biogéochimiques au sein des assemblages (avantage compétitif des macroalgues testé selon les conditions de pH à travers leur potentiel physiologique),

(2) Appréhender l'impact de l'AO sur le réseau trophique (structure et fonctionnement) au sein des communautés de macroalgues et identifier les divergences potentielles des régimes alimentaires des herbivores selon les conditions pH, avec une comparaison in situ,

(3) Appréhender les capacités d’acclimatation des communautés de macroalgues à l'AO, avec un suivi in situ de la variabilité physicochimique des milieux étudiés.